Après Le Périple d’Arios, roman d’aventures historiques, il est revenu à ses premières amours, le roman policier, avec Le Chien tchétchène, livre qui a fait partie de la sélection 2006-2007 du prix Polar derrière les murs qui récompense le coup de cœur polar des détenus des établissements pénitentiaires de la région Rhône-Alpes. Le Privé ou Je tourne tous les jours y compris le dimanche, édité en 2006, flirte avec le roman noir américain.

Le périple d’Arios

(Gaïa Editions, 2004)
Résumé : VIe siècle apr. J.-C. Arles, Marseille et le Rhône se nomment encore Arelate, Massilia et le Rhodanos. Au cœur de la forêt couvrant les collines vit Arios, un berger, une force de la nature. Le jour où ses brebis sont égorgées par un loup, il est banni et devient apprenti forgeron à la ville, se jurant de revenir auprès de sa mère une fois fortune faite. C’est donc à Arelate, cité romaine en proie aux querelles religieuses qu’Arios va croiser le chemin de Philodème, un patricien versé dans la poésie et l’art de la rhétorique. Mais ce sont surtout les yeux vert émeraude de Théliné, la fille du patricien, qui vont bouleverser sa destinée. La jeune femme se compromet dans les rituels secrets de communautés païennes, alors que Rome tente d’imposer le christianisme. Théliné veut ressusciter l’Age d’Or et le règne des déesses-mères, persuadée qu’il ne lui manque que la perle d’immortalité pour accéder à la divinité… Alors que les barbares frappent aux portes de la ville, Arios se trouve mêlé malgré lui aux luttes de pouvoir. Il n’est qu’au début d’un long périple, jalonné de rencontres et de découvertes, qui le mènera d’Arelate à Massilia et de là, porte sur l’Orient, jusqu’aux rives du Tigre et de l’Euphrate.

Le chien tchétchène

(Gaïa Editions, 2005)
Résumé : Dans une cité marseillaise, une vieille dame est retrouvée assassinée. Son appartement a été mis sens dessus dessous, la pauvre femme torturée dans la cave. Le butin ? Mystère. A l’enterrement de la victime, il n’y a pas foule. Le voisin, Nestor Patipoulos, veuf ébéniste à la retraite ; un jeune homme, Dachi El Ahmed, un sage qui enseigne l’histoire des mathématiques à l’université et joue un rôle de médiateur dans la cité, les vers D’Omar Khayyâm lui trottent dans la tête, il boit du thé assis en tailleur sur le tapis de son salon, fume des roulées, aspire à la tranquillité du désert ; et un chien. Celui de la vieille dame. Dachi ne croit pas au meurtre crapuleux : les assassins cherchaient quelque chose. Qu’ils n’ont pas trouvé. A la sortie du cimetière, deux russes en planque dans une BM, filent Patipoulos, Dachi et le chien. Aux côtés du séduisant Dachi, une file de personnages joliment croqués : Hocine et sa bande, des petits voyous qui servent en quelque sorte de gardes du corps à Dachi ; l’Apache, le frère de sang de Dachi qui campe sur un toit de la cité ; d’anciens malfrats de la pègre marseillaise ; deux journaleux un tantinet alcoolo ; Roberta Vadim-Angouste, égérie de la SPA locale ; Léda, la tempétueuse rousse, fille de Patipoulos… et Hassan, le chien !

Le privé ou Je tourne tous les jours y compris le dimanche

(Gaïa Editions, 2006)
Résumé : Vous vous sentez seul ? Vous êtes chômeur ? Malade, peut-être ? Vous traversez un moment de vie où tout bascule, où tout est remis en question ? Appelez donc le Privé ! Il vous offrira une king size, vous balancera le nom de l’ennemi qui vous ronge et vous donnera la force de vous battre. Avec son « tranchecoate », son feutre rabattu sur l’œil, il deviendra le compagnon des mauvais jours, marchera dans vos pas, vous tirera par la manche lorsque vous n’en pourrez plus. Et si, d’aventure, vous sombrez dans une mélancolie galopante, il vous refilera des trucs, des recettes, vous montrera l’autre côté du monde. Comme il le dit lui-même : « quand la lucidité te fout par terre, mets-lui un pain de rêve en travers de la gueule ! »

Un génie de banlieue

Un génie de banlieue (Gaïa Editions, 2008)
Résumé : La cité Frais Vallon à Marseille est en ébullition. Le jeune Mourad vient de se faire buter par un CRS. Mourad, c’était le meilleur pote d’Hocine. Hocine, amoureux des mathématiques, limite surdoué, est fragilisé par la mort brutale de son ami. Il devient alors une cible facile et se voit approcher par un type en costard plutôt louche. Fanatique religieux, terroriste ? Dachi El Ahmed, le sage de la cité, en aura le cœur net. La verve de Michel Maisonneuve nous réserve de bien jolies surprises. Un régal de polar burlesque.

Liens

Interview de Michel Maisonneuve par Bernard Strainchamps.